Bernadette Kaba, directrice de l'école Vinet

directrice école vinet

Bernadette Kaba est une belle personne, ouverte et dynamique. Elle a su s’entourer d’une équipe vive, positive et soudée, créant une ambiance agréable, rassurante et très motivante au sein de VINET, à Lausanne. Diplômée en biotechnologie, elle a bâti son expérience professionnelle à l’école où elle a enseigné les maths et la physique pendant 11 ans ; jusqu’à en prendre la direction en 2011, au moment du départ en retraite de son prédécesseur. À l’école VINET, directrice, enseignants et encadrants se lancent chaque début d’année un nouveau défi, en quête d’une amélioration continue, pour préserver l’excellent classement dont jouit l’école aujourd’hui dans le secteur de l’éducation.

Qu’est-ce qui fait la singularité de l’école VINET ?

C’est une petite école qui reçoit entre 200 et 250 élèves maximum, ce qui lui donne une dimension familiale, où tous les élèves se connaissent entre eux, et connaissent bien les enseignants, lesquels s’entendent bien entre eux. Les élèves se plaisent à l’école Vinet ; ils y restent et c’est ce qui fait la différence. Nous travaillons en équipe, avec comme philosophie principale de donner de l’importance à l’individu au sein du groupe.

Nous travaillons sur la construction de l’individu, sur le plan de la vie en société et dans l’environnement scolaire. Le but est d’apprendre à l’élève à composer avec les autres, à s’impliquer lui-même en rapport aux autres. Nous réfléchissons avec lui pour qu’il réussisse à résoudre toute situation par lui-même. L’un de nos objectifs est que chaque enfant puisse venir le cœur léger à l’école, pour qu’il puisse aimer ce qu’il fait. Nous apprenons à chaque élève à accepter l’autre avec ses différences et ses particularités. Parce que la différence en soi est une richesse. Nous sommes toujours à l’écoute de nos élèves, et nous parlons beaucoup avec eux, pour qu’ils concentrent toute leur énergie positive dans leur apprentissage. Nous les aidons à surpasser les tracas du quotidien avec pédagogie, et en collaboration totale avec les parents.

L’élève est l’acteur principal chez nous, nous lui expliquons toujours dans quelle direction nous allons, nous le valorisons. Notre philosophie est de faire progresser l’élève en soulignant ses points forts. Nous le projetons vers l’avant en reconnaissant ses efforts et en signifiant notre satisfaction sur ses résultats. L’idée, c’est de ne pas tourner autour de ses points faibles. Nous pouvons avoir des enfants dyslexiques, distraits, ayant des troubles de l’attention, ou qui manquent de motivation. Nous étalons devant eux leur potentiel, et nous leur expliquons qu’ils sont capables d’aller loin avec.

Quelles sont vos méthodes spécifiques dans les grandes lignes ?

Nous travaillons en ateliers pour amener les élèves à acquérir certaines notions. L’enseignant à VINET est particulièrement attentif à la manière dont son message est reçu par l’élève. Il vérifie toujours si son message a été compris de la manière attendue. Nous travaillons sur l’adaptation de la gestion mentale. Dans notre école, c’est au niveau de la formation des enseignants que ça se joue. Nous les rendons attentifs sur l’impact du message qu’ils vont diffuser. En parlant d’un point x aux élèves, chacun d’entre eux va l’imaginer de façon différente. D’où l’importance de formuler le message clairement, et de vérifier qu’il a été compris, en le faisant reformuler par l’élève. Le but est de donner un objectif clair à l’enfant, pour qu’il sache ce que l’on attend de lui. Si vous dites à un individu : « il faut que tu travailles » par exemple, ça ne veut rien dire. Il ne sait pas ce qu’on attend de lui, puisque chaque discipline va demander une méthodologie différente. L’enseignant a ce rôle-là en classe, celui d’expliquer ce que l’élève est sensé faire pour sa matière quand on lui demande de travailler. S’il doit travailler son vocabulaire, il est clair qu’il doit mémoriser, il y a donc certaines démarches à faire. S’il doit travailler ses mathématiques, il doit s’exercer, le maître enseigne dans ce cas à l’élève les gestes mentaux qui l’aideront à garder les informations en mémoire. L’enseignant aide également l’élève à mettre en place un planning pour le travail à faire à domicile. Il arrive que l’élève refuse de travailler en dehors de l’école. Nous l’aidons, avec ses parents, à répartir et positionner ses heures de travail pour alléger sa mission. Une fois un planning mis en place sur papier, nous vérifions que celui-ci fait avancer l’élève, et s’il est bien respecté par ce dernier. Pour la révision, nous faisons des schémas centrés, cela permet à l’élève de vérifier les notions acquises pour les réviser et d’apprendre ce qu’il ne sait pas. Nous leur demandons de fermer leurs livres et de raconter tout ce qu’ils savent ; en racontant, ils vont se rendre compte par eux-mêmes qu’il y a certains points qu’ils ne connaissent pas, c’est ce qu’il faudra retravailler. En cas de besoin, nous pratiquons l’appui de gestion mentale à l’élève, pour l’aider à prendre conscience de son propre fonctionnement, se comprendre pour mieux avancer.

Comment préparez-vous les élèves en cycle secondaire à leur avenir professionnel ?

Il est important qu’arrivés à la onzième année les élèves soient au clair sur l’avenir qu’ils visent. Au sein de l’école, nous avons un département qui s’occupe de la relation avec Romandie formation. Nos élèves sont appelés à répondre aux tests de compétences et de personnalité du centre patronal. L’idée est de clarifier pour les enfants leurs centres d’intérêt, leurs compétences, leurs lacunes, et les possibilités ainsi que les variantes de formations qui existent. Ensuite, chaque élève, accompagné de son parent, obtient un rendez-vous individuel chez Romandie formation pour avoir l’explication des résultats de ses tests. Notre spécialiste aide les élèves à préparer les entretiens d’embauches en faisant des simulations ; il leur apprend à prendre rendez-vous et à se renseigner sur l’issue de celui-ci. Nous essayons d’aiguiller nos élèves vers ce qui pourrait leur convenir par rapport à leurs traits de caractère, et à leurs compétences réelles. Nous les épaulons sur la longueur, avec un retour constant aux parents. Nous collaborons avec le centre patronal pour aider nos élèves à s’orienter soit vers la culture générale, soit vers l’apprentissage. L’élève participe à cet échange, qui souvent lui confère une idée plus claire de la direction qu’il entend prendre. Le choix définitif ne se fait pas forcément à cet âge-là, mais nous avons un éventail de possibilités envisageables. De ce fait, l’élève tentera l’examen de la culture générale, mais avec un plan b, qui est l’apprentissage.

Y a-t-il un lien entre le programme VINET et le programme scolaire public ?

Notre programme est très proche du programme vaudois. Nous voulons que les élèves sortant de chez nous soient très proches de ceux qui sortent du public, de manière à ce que les employeurs potentiels ne soient pas perdus par rapport au bagage qu’a le candidat en face d’eux. Sur toute la longueur du cursus, nous faisons en sorte que l’élève acquière le plus de bagage possible pour ouvrir l’horizon de son avenir. Nous ne préparons pas systématiquement tous les élèves à la maturité fédérale, parce que tout le monde n’est pas fait pour aller au gymnase. Nous donnons aussi accès, parmi les disciplines, à une année d’enseignement supplémentaire dite préprofessionnelle, aux élèves qui ont fini leur cursus obligatoire dans le public ou dans une autre école privée, et qui n’ont pas trouvé de place d’apprentissage. Cette année sert à remettre les bases en place, à solidifier et à renforcer les acquis scolaires. Dans cette classe-là, chaque année, tout le monde trouve une place en apprentissage. Et là, clairement, l’élève est l’acteur de son avenir.

Au final, notre rôle est d’aider l’élève à prendre confiance en lui pour prendre en main son avenir. Parents et enseignants doivent avoir le même objectif dans l’intérêt de l’élève.

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